Samedi 20 juin 2009
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Dans le sud-est de l'Australie et plus précisément de la ville d'Augusta jusqu'au nord-est de celle d'Albany pousse une une plante carnivore endémique ...
Elles se développe dans les marais tourbeux, dont l'eau ruiselle souvent sous la surface.
Les pièges à urnes sont coiffés d'un opercule passif. Coloré de bandes brun-rouge sur fond vert pâle cet opercule possède sur sa périphérie des glandes nectarifères qui attirent les insectes.
Après s'être rassasiés, ceux-ci , qui veulent s'échapper, se dirigent vers les zones claires, mais ce ne sont que des leurres ... De plus, l'ouverture de l'urne est entourée d'un rebord muni de
pointes acérées dirigées vers le bas qui interdisent toute remontée. De couleur blanchâtre, l'intérieur de l'urne est très lisse et tapissé de glandes digestives. Le fond est rempli de liquide dans
lequel se noient les insectes. La digestion est assurée par des bactéries et des enzymes.
Mais quelle est cette plante ???
Il s'agit bien sûr du
Cephalotus follicularis très répandu dans les collections du début du siècle mais plus rare désormais.
Cette plante n'est pas réellement difficile à cultiver, mais reste réservée aux amateurs confirmés du fait de son aspect "lunatique" ...
Elle peut en effet croître à profusion pendant de nombreuses années ou s'obstiner à végéter, puis à mourir rapidement.
La base selon de nombreux spécialistes est de la cultiver dans de grands volumes de tourbe ( 0.60 X 0.60 X 0.60 au minimium ) ....
J'ai donc mis toutes les chances de mon côté pour la cultiver avec succès.
J'utilise un bac de dimension adéquate dans lequel s'écoule de bas en haut l'eau de pluie, afin de simuler le ruisselement en profondeur que la plante subit à l'état naturel.
Pour favoriser ce ruissellement j'ai composé mon mélange de tourbe, de perlite, de vermiculite, d'écorce de coco et de bille d'argile. Celui s'avère efficacement drainant ...
Voici quelques photos du système :
Le bac percé est emboité dans un autre bac identique contenant l'eau de pluie et une pompe d'aquarium chargée de faire remonter l'eau à la suface ; le fond du bac est recouvert de feutre géotextile
empêchant le mélange tourbeux de se mélanger à l'eau du réservoir et de boucher la pompe ...
Ce système, utilisé en hydroponie permet de simuler un ruisselement sans que les racines soient constamment immergées dans une eau stagnante, nocive au bon développement du
Cephallotus
follicularis.
Mes plantes sont placées dans ce système depuis 3 semaines et ont l'air d'apprécier car plusieurs pièges se sont formés et se dévellopent correctement.
Le
Cephalotus follicularis apprécie les expositions mi-ombragées mais peut supporter des expositions plus lumineuses à conditions de l'acclimater progressivement ; c'est d'ailleurs
dans ces conditions qu'il se colorera de teintes rougeâtres. Il supporte en été une bonne trentaine de degrés et lors de sa période de repos hivernal, cinq à dix degrés sont
confortables. L'humidité relative de l'air est aussi très importante dans la culture de cette plante ; la plage raisonnable se situe entre 60 % et 95 % ; j'ai donc fais le choix de cultiver mes
sujets dans ma véranda à
Nepenthes, équipée d'humidificateurs d'air qui apportent 90 % d'humidité relative en journée.
Pour terminer cet article, je tiens à préciser que le
Cephalotus follicularis est une plante que je recherchais activement depuis de nombreux mois dans les principales pépinières
carnivores mais sans résultats ...
Et miracle, un jour, chez Jardiland il était là !!!!!
J'ai pris l'habitude de me rendre une fois par semaine dans toutes les jardineries de ma ville histoire de voir les plantes carnivores disponibles et cela a payé ...
Les vendeurs ne savaient même pas de quoi il s'agissait, les arrosant à l'eau chlorée et les rempotant dans du terreau !!!!!