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Samedi 19 février 2011 6 19 /02 /Fév /2011 22:17

Tout est dans le titre ...

 

Les amoureux de la Nature, de la biodiversité sont déjà au courant mais une piqure de rappel ne fait jamais de mal ...

Les autorités de Bornéo vendent de plus en plus de terrains aux investisseurs étrangers qui rasent la forêt vierge pour y planter des palmiers à huile servant à produire une huile bon marché mais nocive pour la santé destinée à l'industrie alimentaire ...

Dans une vingtaine d'année la forêt de Bornéo aura totalement disparue et avec elle beaucoup d'éspèces animales endémiques.

Un petit exemple : une chauve souris vit dans cette forêt et ne se trouve qu'à Bornéo ; en rasant son habitat on détruit certaines plantes comme une éspèce de Népenthes qui lui sert lors de son repos à nettoyer sa peau des parasites car elle dort dans les urnes de la plante ; sans ce "nettoyage" naturel cette chauve souris va disparaitre et avec elle le reste de la biodiversité de l'ile ...

Ne soyons pas naif, la foret de Bornéo va disparaitre et nous ne pouvons rien y faire, excepté une chose : ne pas y participer !

Arrêtons d'acheter les produits à base d'huile de palme même si cela soulage un peu plus nos porte-feuilles ...

 

Aucun gouvernenement ne se bat pour protéger ce patrimoine innéstimable qui disparait peu à peu ; à nous de ne plus y participer, à nous de consommer différement, à nous d'être intelligent et fier de nos actes ...

 

I had a Dream ...

Par Rajah
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Vendredi 20 août 2010 5 20 /08 /Août /2010 15:53

 Au cours de mes vacances en Corse, j'ai pu découvrir près de Corté ( région montagneuse ) la Pinguicula corsica, plante endémique de l'Ile.

C'est lors d'une randonnée pour aller voir deux lacs d'altitude ( lac de Mélu et lac de Capitellu ) que j'ai pu observer cette Pinguicula.

Le lac de Capitellu est le quatrième lac naturel de montagne par sa superficie (5,5 ha), il est aussi le plus profond. Situé dans la région de Corte et plus précisément dans la haute vallée de la Restonica, affluent du Tavignano, il est, avec le lac de Melu tout proche, le plus connu des lacs de Corse. . Il a, comme tous les lacs de la chaîne montagneuse centrale, une origine glaciaire, et s'est établi à 1930 mètres d'altitude derrière un verrou granitique.

La cuvette lacustre très encaissée, située dans la partie supérieure du grand cirque glaciaire de Melu-Capitellu, a été creusée lors de la période du Tardi -glaciaire, il y a plus de 14 000 ans. Elle est ceinturée au nord, à l'ouest et au sud par de majestueuses falaises granitiques qui surplombent le lac de plusieurs centaines de mètres et tombent à pic dans l'onde cristalline, à l'est elle est ouverte sur le cirque du lac de Melu situé à 600 mètres à vol d'oiseau en contre bas à l'altitude 1711 mètres.

 

DSCF3623

 

Lac de Mélu

 

Pinguicula corsica pousse donc dans des prairies marécageuses subalpine et alpine appelées pozzines ; on l'a trouve aussi près de petites sources, au-delà de la limite altitudinale des arbres, descendant parfois dans des ravins frais entre 1000 et 2400 mètres. Pozzines

Le substrat de tous ces sites est composé de granite mais en culture on remarque que la plante pousse aussi bien sur des substrats calcaires, permettant donc de conclure que le fait qu'elle pousse sur substrat silicieux n'est pas dû à une préférence apportée par un processus de sélection mais au fait qu'il n'y ait pas d'autres substrats disponible dans la région

 

 

Origine : Il est probable qu'une ou plusieurs éspèces de Pinguicula peuplaient les chaines de montagnes du sud de l'Europe il y a environ 6 millions d'années lorsque le niveau de la Méditerrannée était bas et que  la Corse se trouvait donc encore reliée au continent ; puis le niveau est monté lorsque l'eau de l'océan Atlantique est entré par le détroit de Gibraltar, isolant donc la Corse et la Sardaigne ainsi que les Pinguiculas de Corse.Relativement épargnée par les périodes glaciaires,    les Pinguicula n'ont donc pas eu la nécessité de s'adapter aux changements climatiques et ainsi devenir endémique à l'ile.

De ce fait Pinguicula corsica est considérée comme une des plus anciennes éspèces du sous-genre Pinguicula.

 

P.corsica dans pozzinesP.corsica dans pozzines 2P.corsica dans sourceP.corsica en fleurs

 



Par Rajah
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Samedi 20 juin 2009 6 20 /06 /Juin /2009 06:25
Dans le sud-est de l'Australie et plus précisément de la ville d'Augusta jusqu'au nord-est de celle d'Albany pousse une une plante carnivore endémique ...
Elles se développe dans  les marais tourbeux, dont l'eau ruiselle souvent sous la surface.
Les pièges à urnes sont coiffés d'un opercule passif. Coloré de bandes brun-rouge sur fond vert pâle  cet opercule possède sur sa périphérie des glandes nectarifères qui attirent les insectes. Après s'être rassasiés, ceux-ci , qui veulent s'échapper, se dirigent vers les zones claires, mais ce ne sont que des leurres ... De plus, l'ouverture de l'urne est entourée d'un rebord muni de pointes acérées dirigées vers le bas qui interdisent toute remontée. De couleur blanchâtre, l'intérieur de l'urne est très lisse et tapissé de glandes digestives. Le fond est rempli de liquide dans lequel se noient les insectes. La digestion est assurée par des bactéries et des enzymes.
Mais quelle est cette plante ???
Il s'agit  bien sûr du Cephalotus follicularis très répandu dans les collections du début du siècle mais plus rare désormais.



Cette plante n'est pas réellement difficile à cultiver, mais reste réservée aux  amateurs confirmés du fait de son aspect "lunatique" ...
Elle peut en effet croître à profusion pendant de nombreuses années ou s'obstiner à végéter, puis à mourir rapidement.
La base selon de nombreux spécialistes est de la cultiver dans de grands volumes de tourbe ( 0.60 X 0.60 X 0.60  au minimium ) ....
J'ai donc mis toutes les chances de mon côté pour la cultiver avec succès.
J'utilise un bac de dimension adéquate dans lequel s'écoule de bas en haut l'eau de pluie, afin de simuler le ruisselement en profondeur que la plante subit à l'état naturel.
Pour favoriser ce ruissellement j'ai composé mon mélange de tourbe, de perlite, de vermiculite, d'écorce de coco et de bille d'argile. Celui s'avère efficacement drainant ...
Voici quelques photos du système :



Le bac percé est emboité dans un autre bac identique contenant l'eau de pluie et une pompe d'aquarium chargée de faire remonter l'eau à la suface ; le fond du bac est recouvert de feutre géotextile empêchant le mélange tourbeux de se mélanger à l'eau du réservoir et de boucher la pompe ...
Ce système, utilisé en hydroponie permet de simuler un ruisselement sans que les racines soient constamment immergées  dans une eau stagnante, nocive au bon développement du Cephallotus follicularis.
Mes plantes sont placées dans ce système depuis 3 semaines et ont l'air d'apprécier car plusieurs pièges se sont formés et se dévellopent correctement.





Le Cephalotus follicularis apprécie les expositions mi-ombragées mais peut supporter des expositions plus lumineuses à conditions  de l'acclimater progressivement ; c'est d'ailleurs dans ces conditions qu'il se colorera de teintes rougeâtres.  Il supporte en été une bonne trentaine de degrés et  lors de sa période de repos hivernal, cinq à dix degrés sont confortables. L'humidité relative de l'air est aussi très importante dans la culture de cette plante ; la plage raisonnable se situe entre 60 % et 95 % ; j'ai donc fais le choix de cultiver mes sujets dans ma véranda à Nepenthes,  équipée d'humidificateurs d'air qui apportent 90 % d'humidité relative en journée.
Pour terminer cet article, je tiens à préciser que le Cephalotus follicularis est une plante que je recherchais activement depuis de nombreux mois dans les principales pépinières carnivores mais sans résultats ...
Et miracle, un jour, chez Jardiland il était là !!!!!
J'ai pris l'habitude de me rendre une fois par semaine dans toutes les jardineries de ma ville  histoire de voir les plantes carnivores disponibles et cela a payé ...
Les vendeurs ne savaient même pas de quoi il s'agissait, les arrosant à l'eau chlorée et les rempotant dans du  terreau !!!!!


Par Rajah - Communauté : Plantes Carnivores, Orchidées
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Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /Juin /2009 23:04
Comme je vous l'ai écrit dans l'article précédent, j'ai acquis de nombreuses plantes ce mois ...
Je vous présente dans cet article quelques sarracénias :

Sarracenia x readii  :



Ce sarracénia que l'on trouve facilement en jardinerie est un hybride de S.leucophylla et S.rubra ssp wherryi.
Comme tout les sarracénias c'est  en plein soleil qu'il prend ces teintes profondes. On peux remarquer les taches blanches au sommet, preuve de la présence du S.leucophylla. Il s'agit à mon goût d'un des plus beaux sarracénias disponibles en jardinerie.

Sarracenia "Juthatip Soper" :



Le sarracénia "Juthatip Soper" est un cultivar développé par Matthew Soper à partir d'un hybride assez complexe :            [ ( leucophylla x purpurea) x leucophylla "Pink" ] ; il en résulte ce magnifique sarracénia à la teinte rose.

Sarracenia flava :



Ce sarracénia a été introduit en France en 1752 et décrit pour la première fois en 1753 par Carl Von Linné ; Le premier à l'avoir étudié fût Mark Catesby en 1731. Le nom de l'éspèce flava vient du latin classique et signifie " jaune clair, jaunâtre" en référence à la couleur de ces fleurs.

Pour le plaisir des yeux voici quelques bacs réalisés ce mois ci :





Par Rajah - Communauté : Plantes Carnivores, Orchidées
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Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /Juin /2009 21:01
Voici un petit mois que je n'avais rien publié  et pourtant de nombreuses plantes sont arrivées ...
Cephalotus follicularis, Sarracenia flava, Sarracenia xreadii, Sarracenia purpurea et d'autres hybrides , Nepenthes ventricosa, Nepenthes "rebecca soper", Nepenthes x ventrata, Nepenthes hookeriana, Utricularia sandersonii, et un Drosera regia.

L'article du jour est consacré aux népenthes qui sont venus peupler  "La véranda aux carnivores" :



Nepenthes ventricosa :




Ce népenthes se rencontre généralement aux Philippines, dans des forêts de montagne à une altitude variant de 1200 à 1500 mètres. Nous avons donc à faire à un népenthes d'altitude.

Nepenthes "Rebecca soper" :



Ce népenthes est un hybride de N.gracimilla et N.ventricosa, assez simple à cultiver ...

Nepenthes x hookeriana :



Ce népenthes se rencontre dans les forêts humides de Bornéo, en plaine ; il s'agit d'un hybride naturel de Nepenthes ampullaria et de Nepenthes rafflesiana.

Ma collection de népenthes s'élève désormais à 12 plantes;  j'effectue actuellement des boutures de mes sujets en vue de futurs échanges ...


Par Rajah - Communauté : Plantes Carnivores, Orchidées
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